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Fête de la rose / 3 septembre 2011 intervention de Brigitte Bonnet

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Les militants et d’autres vont être appelés à choisir en octobre le prochain candidat à l’élection présidentielle de 2012.

C’est la 1ère fois que le PS organise des primaires.

La question de savoir si c’est une bonne idée n’est pas d’actualité puisqu’il y a eu un vote en ce sens.

Le PS se prête à cet exercice qui doit in fine rassembler les militants, les personnes de gauche afin de donner une nouvelle perspective à notre pays, et pour se faire battre le président sortant.

Aujourd’hui nous sommes invités à nous prononcer sur le candidat qui réunira le plus de voix, afin qu’il mette en œuvre le programme socialiste.

Dans notre département, si, comme il l’avait évoqué en un temps, Jean Louis Bianco avait été candidat à la primaire, notre choix à tous aurait déjà été fait.

François Hollande pense que : «Les primaires peuvent être aussi un vecteur de mobilisation permettant de donner force et légitimité au candidat qui sortira vainqueur avant qu’il n’affronte nos deux adversaires, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. »

3 candidats semblent se détacher : Martine Aubry, François Hollande et Ségolène Royal.

Mais les 3 autres candidats contribueront grâce à leurs débats à nourrir le projet socialiste.

Car le PS peut tirer profit, en termes de participation démocratique, s’il s’avère capable d’organiser les débats qui départageront les candidats à la primaire. La droite n’attend qu’une lutte fratricide au sein du PS, gardons nous de leur donner raison.

Martine Aubry et François Hollande le savent, c’est sur la perception de leur personnalité que se fera la différence.

Aujourd’hui, quelles sont les préoccupations des français : la crise économique et ses conséquences, la jeunesse et l’éducation.

François Hollande, candidat à la primaire socialiste, a longuement développé sa vision de la croissance économique samedi dernier lors de  l’Université d’été du PS à La Rochelle, soulignant que ses principaux « leviers » doivent être l’investissement, l’éducation et l’écologie.

« Pas n’importe quelle croissance et pas n’importe comment! Ce que propose François Hollande, c’est une stratégie de croissance durable et partagée ».

« Le premier levier, c’est l’investissement », a-t-il enchaîné, et il faut faire en sorte de lui consacrer « l’épargne des ménages », de diriger celle-ci « vers ce qui sera le plus utile et le plus productif ».

Dans l’ordre, il a ensuite cité comme « leviers de croissance » l’éducation – »c’est ce qui permet à la fois de répondre à l’exigence d’égalité, d’intégration, de démocratie, de citoyenneté et aussi de performances économiques »

Les jeunes sont les premiers touchés par la crise, il faut afin de garantir la cohésion sociale retrouver un contrat entre les générations.

François Hollande propose : l’idée du « contrat de génération ».

Il incitera les entreprises à embaucher des jeunes et à les faire former par des seniors contribuera à cette démocratie de la réussite en permettant de recréer l’équité intergénérationnelle. Ainsi le maintien de ces derniers dans l’emploi deviendra-t-elle une chance pour l’activité des moins de 25 ans. Et l’employeur y trouvera son intérêt par une exonération de cotisation sociale sur ces deux emplois.

Puis,  l’écologie, répétant son objectif de ramener de 75% à 50% à l’horizon 2025 l’électricité d’origine nucléaire.

Cet abaissement de la part du nucléaire dans l’électricité produite impose selon lui des décisions à court terme relevant du prochain président de la République. « Si je prends un engagement de sortie du nucléaire à 50 ou 60 ans qui viendra le vérifier? », a-t-il lancé,

Enfin « le levier de croissance est aussi dans les territoires », ainsi que dans « la démocratie », qu’il a présentée comme « la seule façon de dominer les marchés ».

Pour François Hollande « La démocratie est plus intelligente que les marchés ».

Mais j’ajouterai que la démocratie ne fonctionne que lorsqu’il y a des lieux de contre-pouvoir, il faut renouer le dialogue avec les partenaires sociaux.

 

Le candidat François Hollande  reconnaît qu’il a comme handicap de n’avoir jamais été ministre et d’ajouter, non sans humour,  qu’il a aussi l’avantage de n’avoir pas été ministre.

Avoir été ministre n’est pas un gage de réussite d’être un bon président, il n’est pour nous en convaincre que de voir notre président actuel !

 

En 2007, Nicolas Sarkozy a remporté la bataille car il a proposé aux Français une perspective… celle de s’enrichir, et il a fait deux propositions : gagner plus et payer moins d’impôts.

En 2011 les Français savent qu’ils ne gagnent pas plus, et qu’en dehors de niches fiscales profitables à certains, ils paient toujours des impôts.

 

C’est une élection essentielle que celle de 2012, parce que d’une part la droite a le pouvoir depuis trop longtemps, et beaucoup de citoyens ont le sentiment que notre pays est en déclin,

 

Le prochain président devra combattre le fatalisme économique, la rancœur sociale et le scepticisme politique qui dominent dans notre pays.

Il n’y a pas de raisons objectives au « malheur français ».

La présidence de la République doit donner les moyens de mettre la puissance de l’État au service du quotidien des Français.

Mais François Hollande ne veut pas d’un « omni président ». La concentration du pouvoir a conduit paradoxalement à son impuissance.

 

Ainsi, il nous appartient, dans nos engagements, de redonner de l’espérance à nos concitoyens, dans une société moins inégalitaire,

 

En 2012, nos concitoyens se détermineront à partir de trois critères.

  • Le premier sera celui de la crédibilité.

Qui peut être président de la République ? Nicolas Sarkozy dira qu’il a quelques prétentions puisqu’il l’a déjà été. C’est incontestable, mais ses résultats ne lui donnent pas le droit de recommencer !…

  • Le second est celui de la justice.

Qui est capable d’assurer que le redressement de notre

pays sera fondé sur l’équité, la solidarité et le respect ?

  • Le troisième est plus mystérieux, c’est celui de l’espérance.

Il faut conjuguer lucidité et volonté. Montrer une capacité de réussir là où tant d’autres ont échoué. Et offrir une mobilisation autour d’une grande cause.

Pour gagner en mai 2012, appelons  à voter pour la primaire.  Rappelons que tous peuvent y participer.

Disons à ceux qui souhaitent faire un choix qu’ils peuvent le faire librement et sereinement.

Rien ne doit faire barrage, si nous arrivons à mobiliser, ce sera déjà la première défaite de Nicolas Sarkozy.

Transformons les primaires en grand rendez-vous civique, préparons la victoire de 2012 et incarnons ce qu’il y a de plus élevé en démocratie et qui s’appelle « l’espérance ».

Brigitte BONNET
Maire de Beaujeu

 

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